Toi sans toi
Du jour
dit où tes heures
s’emmêlèrent aux miennes
au jour d’hui où mes peurs
me pressentent non tienne,
il y aura eu si d’eaux,
dans yeux, sur corps et sous ponts;
mois an d’avancées faites de maux
de rires, de désirs, d’adieux et de rebonds.
Au calendrier
des âmes,
quel espoir domine?
Celui de ne donner point blâme
à ta parole assassine.
Tu auras
un « nous » pour elle
et un oubli pour toi,
des jours aux nuits sans ailes,
et des ans cent, sans soie.
Pourquoi
donc être si l’on n’est?
Pourquoi s’écrouer soi au silence?
Est-ce pour non être que l’on naît?
Comment vis-tu en ton absence?