L’autre versant des barreaux

C’est toi qui comptes les jours
et c’est moi qui m’égraine;
d’où nous vient qu’à rebours
je purge aussi ta peine?

C’est toi qu’on met en dedans,
et c’est moi qui gis au trou;
d’où nous vient que le temps
nous garde ce rendez-vous?

C’est toi qu’on enferme,
et c’est moi en prison;
d’où nous vient le terme
des sales liaisons?

De derrière tes barreaux,
c’est moi seule en geôle;
d’où nous vient le repos
à l’inversement des rôles?